En Français

Bonjour!

Je m’appelle Gretta et bienvenue sur mon blog: Petites Etincelles de Lumière Divine.

J’écris en anglais mais occasionnellement je vais aussi écrire en français.

Ma Bio:

Je suis française, expatriée depuis plus de 15 ans, j’habite en ce moment au Mexique.

En 2011, j’ai obtenu mon certificat de “Angel Intuitive” avec Doreen Virtue à Hawaii. Depuis je donne des lectures angéliques et féeriques et je partage mes experiences sur le paranormal et les guides spirituels sur mon blog.

Je vous envoie Amour et Lumière Divine,

Gretta

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Mes lectures de cartes:

  • Anges, Archanges, Fées, Sirènes et Licornes!

  • Je me connecte à nos Guides Spirituels pour apportez des réponses à vos questions et des conseils à suivre pour continuer sur votre chemin de vie.

  • Je termine par faire un voeux aux Archanges avec l’aide de mes cristaux pour améliorer votre situation.

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Extraits de mon blog (en anglais):

  • La première fois que je me suis aperçue que des Anges me parlaient.

My Angels and the License Plate Number

  • La fois où j’ai failli perdre une amie mais une intervention des Anges a pu lui sauver la vie.

That one time with Heidi

  • Comment j’ai rencontré mon mari.

My Love Boat Adventure … or how I met my husband

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Petite Biographie en Français

Mon expérience de la mer

Est-ce moi qui expérience la mer ou la mer qui m’ expérience?

Dans ma vie, tout tourne autour de la mer et retourne toujours à la mer. C’est la mer qui me porte, qui m’apporte, qui me retourne, qui me retrouve. J’ai toujours été attirée par la mer.

Quand j’avais quatre ans, mes parents ont déménagé au bord de la mer, dans une petite commune du Cotentin. Il n’y avait qu’à traverser la rue et nous étions sur la plage. La mer était là tout près ou très loin, en fonction des marées.

Je me souviens l’été, à marée basse, de l’odeur du fucus et du sable chaud. Du brouillard de mer qui s’étendait parfois doucement sur le sable chaud. Le bruit étouffé des vacanciers et des enfants qui rigolaient. Je me souviens de l’eau salée dans ma bouche, moi qui croyait pouvoir nager sous l’eau comme les poissons, en faisant passer l’eau par ma bouche.

Je me souviens à marée haute du bruit des vagues venant s’écraser sur les rochers érigés par les hommes pour stopper la mer, pour protéger leur maisons. Je me souviens aussi de la quiétude d’une mer toute calme, lisse, comme de l’huile, qui nous permettait de voir au fond.

Le Cotentin a été, et est toujours, une région peuplée de fées, de sorcières, de druides et de légendes. Quand j’étais petite, je rêvais que le monde était peuplé de fées et de lutins, d’anges et de sirènes, de rois et de princesses avec des licornes, qui existaient vraiment.

Sur ma plage, il y avait une porte, qu’il fallait passer pour se retrouver dans le monde des fées. Un Dragon se trouvait derrière et il m’appelait. Il avait des choses à me dire mais je n’ai pas compris quoi. Je n’avais peut-être pas réussi à passer la porte?

A l’époque, ma plage était quasiment déserte. Les normands n’avaient pas encore pour habitude de se baigner ou de se promener le soir au bord de l’eau. La plage m’appartenait donc. Une immensité de sable fin, dominée au loin par le centre de retraitement des déchets de La Hague, de de près par la centrale nucléaire de Flamanville. C’était notre terrain de jeu privé.

Mount Saint Pierre

Pourtant un jour, le suicide est devenu l’un de mes compagnons. Je ne l’ai pas cherché, il est venu à moi. Amené par une cohorte d’enfants battus, abusés, mal-nourris, dont j’avais entendus parler. Amené par le comportement des adultes qui essaient de faire de leur mieux pour éduquer leur enfants mais qui ne savent pas combien de mal ils font. Si seulement ils pouvaient être à l’écoute de ce que les enfants ont à leur dire.

Et puis, un peu plus tard, l’adolescence est venue. Les gros problèmes ont commencé. C’est en sautant d’une falaise vers la plage que ma soeur nous a fait chuté dans un monde de noirceur. Les problèmes d’adulte sont venus percer ma protection angélique d’enfant et je suis tombée dans le monde réel. Pourtant mes Anges étaient toujours là, mais moi, je ne les voyais pas.

Un après-midi, seule au milieu des vagues, bercée par le remous, les anges de mers, les sirènes, sont venues me parler. Soudain, je ne faisais qu’une avec les éléments, la Mer, la Terre, la Terre-Mère. J’avais l’impression d’être à ma place, exactement là où je devais me trouver. Sensation qu’aujourd’hui il est difficile de retrouver. Je recommençais à reprendre espoir.

En quête de réponses sur l’au-delà, mon amie et moi essayions de communiquer avec les morts. J’appris par la suite que c’était très dangereux. Etait-ce un esprit qui m’a dit que ce monde de mort n’était pas pour moi? ou était-ce un Ange?

Tu dois te concentrer sur les vivants, tu dois vivre encore!”, avait-il dit.

Je compris alors que la porte de l’au-delà m’était fermée mais qu’elle me serait réouverte lorsque l’heure serait venue et que, derrière, des gens m’attendaient, qui comprenaient mes souffrances.

Une ombre planait toujours au dessus de moi. Il fut difficile de la faire partir. Je m’interrogeais alors sur l’existence de Dieu. Je n’étais pas d’accord avec les enseignements de la religion chrétienne et toutes les souffrances qu’elle avait infligées et qu’elle inflige toujours, à travers le temps et à travers le monde. Il m’a fallu du temps pour comprendre que Dieu et les religions sont deux choses distinctes, qui parfois, ont peu de choses en commun.

C’est un chien, loyal compagnon de l’Homme depuis des siècles, qui m’a confirmé d’un regard, un soir au coucher du soleil, que Dieu existait. J’ai alors appris que si on demande un signe à Dieu et ses Anges, ils nous l’envoient, libre à nous de le voir et d’y croire. Mon image de Dieu est devenue celle du Dieu Créateur: celui que nous avons créé parce qu’Il nous a créés.

La noirceur a commencé à s’estomper lentement. J’ai mûri et je suis allée à l’université, avec pour un seul but: la mer! Biologie des populations marines, écosystèmes marins, écosystèmes littoraux, les algues, le plancton, le benton. Les années sont passées vite mais un autre problème a surgi: l’Amour.

L’Amour vrai, éternel ne venait pas. Je commençais lentement à croire que je n’étais pas au bon endroit, au bon moment. Il y avait des princes autour de moi mais pas Mon Prince, celui qui n’appartiendrait rien qu’à moi, celui avec lequel j’avais fait un pacte dans l’au-delà avant de descendre sur Terre. Je n’avais aucune idée à l’époque que ce serait la mer qui me l’apporterait, en temps voulu.

Je fus envoyée en Provence, près des calanques, près de la Mer Méditerranée. Mes années à l’université ont pris fin et les portes de la recherche se refermaient doucement sur moi. Où allais-je trouver un poste de thèse? J’étais déprimée. J’avais tout essayé, tout et n’importe quoi. M’étais-je trompée de destinée? Je déposais les armes. C’est alors qu’une collègue, ou plutôt un ange déguisé, m’a montré la voie, m’a poussé sur un chemin que je ne voulais pas prendre, que j’avais déjà refermé avant même d’avoir ouvert: partir à l’étranger pour ma thèse. Aller là où on voudrait bien de moi.

Ce fût un déchirement. J’ai pleuré en envoyant mon CV aux quatre coins du monde. La France ne voulait pas de moi. Ma mère-patrie me rejetait, moi qui étais si bonne élève. Ce fût Kiel, dans le nord de l’Allemagne, près de la Mer Baltique, qui m’a accueillie. Petite ville qui ressemble à Cherbourg, même climat, même port, même gens bourrus qui se méfient des étrangers et qui ne voient pas assez le soleil.

Le changement fut dur. Mais j’ai tenu, car l’Allemagne m’a offert de nombreuses possibilités. Je suis partie en Californie au bord de la mer, en Atlantique Nord, jusqu’au Groenland, sur la mer et sur la mer de glace. Sur le Polarstern, étoile polaire, j’ai vu la banquise et les phoques, les icebergs, les aurores boréales, et les baleines!

Et j’ai ressenti ce calme, ce calme quand le bateau avance doucement sur la glace de mer, dans la brume, ou sous un soleil haut qui ne brûle pas. Cette mer aimante qui peut apaiser mes sens et toutes mes angoisses, ou me remplir d’énergie selon les jours. Cette impression que l’on fait partie d’un tout. Que la mer, l’eau et le feu courent dans nos veines. Cette impression que si on s’attaque à la mer, à la Nature, c’est à nous mêmes que nous nous attaquons.

Une autre opportunité apparut: partir encore sur l’Atlantique Nord, à bord du JOIDES Resolution. Je fis donc mes bagages, avec pour unique but d’aller chercher à comprendre les changements océanographiques et climatiques du Pliocène, au temps où les premiers ancêtres de l’Homme sortaient tout juste de l’Afrique pour coloniser l’Asie.

C’est en Mer du Labrador qu’une voix m’a dit: “Tu vois cet homme? C’est ton futur mari!” Mais moi je ne voulais rien savoir. Elle avait pourtant raison cette voix, et c’est aux Açores que j’ai compris, que c’était bien lui mon futur mari.

 Je mûris encore, ou j’ascendais encore si l’on peut dire, tirée vers le haut par mes Anges, encouragée par les fées et protégée par les licornes. J’ai fini par comprendre que la recherche, c’était terminé. Mes Anges me demandaient de passer à autre chose. C’est à Bergen au bord de la Mer du Nord, sous le regard bienveillant des Trolls, qu’est né mon premier bébé, un enfant “Dauphin”, m’ont dit les Anges.

Que faire de ma vie me demandais-je? Elever un enfant n’est pas assez. Alors Hawaii m’a appelé! C’est sur une plage de l’Océan Pacifique que je suis devenue “Angel Intuitive”, une personne qui se sert de son intuition pour communiquer avec les Anges.

Alors le deuxième bébé est arrivé et c’est maintenant sur une plage de Campêche au Mexique que j’emmène mes enfants nager dans les vagues tous les week-ends …

Je suis le chemin, le chemin est moi.

Gretta